Poésie surréaliste NotesMat15

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La jeune joueuse d’échecs

Le troisième œil du poète pour que les ombres délavées prennent la même nuance que les cieux, et des listes de matrices sans fin, afin qu’elles s’évanouissent, sans se rendre compte du pouvoir illimité de notre imagination.

Puis, quand le drame antique et son intrigue se jouent dans cette ville, la jeune joueuse d’échecs envoûte, tout en s’abrutissant, même les cloportes ; des cloportes géants qui s’immiscent entre les strates des vieilles fissures le long de l’ancien cinéma et les cases de son échiquier. Et lorsque la lune tombe juste à travers l’ouverture d’une plaque d’égout une autre jeune créature parlant une langue ancienne, qui enfante à l’ère de l’hégire de jeunes pousses exigeant de la place. Et afin que le troisième œil du poète, ou ce qui a été mélangé dans une mixture chinoise, puisse voir ces cieux désormais enfiévrés, des messages codés défilant sur l’ordinateur, en symboles mathématiques ou ésotériques.