Poésie surréaliste NotesMat15

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Les mastodontes nécrovores

Les mastodontes nécrovores n’étaient plus vraiment loin maintenant et tandis que les applications natives sur le téléphone d’Ariane étalonnaient l’horreur incendiaire, malsaine de l’Espace, je tâchai de laisser à notre odomètre onirique le soin de faire grandir au point de mire tout ce qu’on aurait dû prévoir. Comme de féconder les futurs pollens, les mouettes sales et leurs grappes d’amygdales.

Et lorsqu’un silence mortel s’installa, les logiciels nous indiquèrent qu’on était en état de faire ployer les négriers et d’un seul coup de grisou nous compensions leur perte et leur chaos par d’aigres circumambulations sur la terre ocreuse. Puis plus aucune octave. J’avais omis à Ariane qu’on allait devoir ratisser ce soir-là tout le quartier rouge. Dehors dans la rue, il n’y avait plus que les ombres des chiens s’entêtant à se vautrer dans la fange nitrique, en bas de l’acropole où les lézards se faufilaient entre les pierres angulaires…