À foison des sacs à dos traînant par terre mais la situation qu’on invoque pour aborder différents points de vue tourne rapidement à notre désavantage ; à foison sur les tables, dansant sur les nappes blanches, des tasses de marjolaine qu’on a bien tassé sous peine d’insomnie en soutenant les regards très sourcilleux de notre quartier-maître.
À foison, des remonte-pentes verglaçant d’autres carnages avant même d’entendre l’appel de la forêt. À foison d’interminables phrases, comme des colliers de perle, sans agir mais en paradant pour que ça résolve le problème. À foison, de la vase qui dilate la cuve de plasma, et à foison les grains de ce café qu’on a payé, sans jamais rien révéler, et tout ça pour placer la famille Addams au complet dans le bureau où j’ai recréé mentalement un échiquier ; un échiquier dont le roi isolé, mais toujours d’attaque pour écrire des partitions pour violoncelliste et ne pas mettre en échec et mat le roi d’en face, a bringuebalé l’icône d’une vedette depuis les terres des vikings jusqu’ici. L’antidote à nos fiévreux batifolages restant le café car en plongeant dans sa noirceur, lui et moi, nous ne sommes plus jamais arrivés à rejoindre cet horizon cendreux et même à convaincre sa reine que son fœtus n’allait rien compliquer à propos de nos futures vies antérieures !
