Poésie surréaliste NotesMat15

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Les rêves des tronçonneuses

Les convois vers l’est partaient la nuit en faisant un bruit de tonnerre ; les sourires et les cabales se corrélaient avec ce qu’on avait vu dans les bois peu avant minuit… et la Fosse des pythons noirs se déversa étrangement. Je rêvais dans un rêve, un rêve où des flots de pétales tombaient sur la tête des rois vikings pour leur baptême néotropical. Pour paraître plus divin aussi. Et de la divinité, il y en avait dans ce bateau transformé en drakkars viking.

Enfin, à cette époque, Oreille était coupée et lecteur de John Fante ne plus être ; et de ces oiseaux aux becs et aux yeux cousues on dit qu’un roi les avaient entassés sous des brassées de neige sale… et de ces rêves de tronçonneuse on murmurait en frissonnant qu’on ressentait dans nos veines son désir latent, ses nerfs très affaiblis quand la nuit venait. De ces voyages, de ce retrait des troupes, de cette cuisine végétarienne, de l’Inde et des contrées tropicales, de la peinture, de l’écriture, de la sculpture, de la musique, des jeux, de la profession de chef d’orchestre, des balades, et des réponses lapidaires, traçant sur l’écran de notre Smartphone d’étranges zébrures, ils étaient toujours effacés dans ce rêve qu’un sommeil nébuleux permettait de revenir par cycle comme la pleine lune !