Poésie surréaliste NotesMat15

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Les grandes marées

Des idées inexplicables de proses poétiques qui finissent rapidement par nous lasser. Des portables nous indiquant qu’on peut naviguer sans péril sur ce fleuve, juste là au-dessus de nous sans tomber au fond de ses abysses.

Des clowns que j’essaie de jauger et des ballerines qui pourraient bien sauter du haut de ce pont enjambant le cours d’eau et longeant les bicoques, et des adieux lapidaires qui défient la lune et cette douzaine de mastodontes nécrovores. Des ouvrages encore plus occultes que le grimoire de ce roi débauché et, comme dernier refuge, cette coquette cabane au fond des bois où l’on admire secrètement cette photo d’un éloquent orateur.

Puis des silhouettes encapuchonnées et une tarte collante, des kopecks pour outrager les caboches de ces scribes laborieux et les documents qu’on leur présente pour faire tilt… De ténébreuses annuités nous revenant, et nous permettant d’établir notre campement au sein d’une vaste forêt et enfin cette étrange échoppe tandis que les applications natives sur notre portable falsifient les données récoltées pendant les grandes marées.