Poésie surréaliste NotesMat15

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Horizons et cours du yen

Quelque chose, comme des pensées répétitives, commence à s’affoler et quelque chose dans le sanctuaire, où l’on s’est réuni pour prier, crapahute sur un camion poubelle. Mais les Furtifs qui ne veulent pas rester sur leur dernière défaite, et ne pas tomber au fond de ces douves, innovent en inventant des périodes d’amertume.
D’ici, on ne voit que le ciel se figer d’une chevelure argentée, abondante et crantée. Puis, de guerre lasse, les Furtifs laissent place au silence, à l’obscurité aussi. Obscurité qui est en fait le seul moment métaphysique pour persécuter leurs victimes : des corps roués, des sacrifices peu expressifs mais avec tant de déchirement de tambour qu’on entend, depuis la vallée et jusqu’au refuge alpestre de la Sybille, des hurlements terrifiants. De leur sommeil qui varie en fonction de l’espace de notre mental, tout ce qui n’est point encore distrait par les messages subliminaux, doute, en restant bizarrement convaincu, du bien fondé de ces horizons baissant comme le cours du yen…