Après bien des songes tout aussi orphiques que glacés, la matière noire descendant des étoiles se putréfiaient. Et dans tous ces quintaux de rêveries clabotant comme le limon ou les goélands, leur aura mystique restait malgré tout, seule et évanescente et indifférente à tout ce qui l’entourait.
Transformées en statues de cire, elles s’étaient figées sur place, conscientes qu’elles ne pourraient plus faire demi-tour. Ainsi les reptiles avaient cessé de ramper et les déesses argentées, en les enviant, avançaient à reculons à leur approche. Et traînées par les cheveux sur plus de dix-mille kilomètres, elles étaient maintenant en mesure d’évaluer les objets précieux qu’on leur offrait et qui plus tard supplanteraient en valeur les calices sacrés, les diadèmes ou les émeraudes les plus recherchés…
