Sur le mur gris sale qui changeait les regards moqueurs en atavisme désopilant, il y avait une affiche où l’on voyait des filles euphoriques se maquiller d’un simple trait d’eyeliner.
De chaque côté il y avait aussi des murets avec des motifs laissant deviner qu’elles avaient des tâches de rousseur, et qu’elles n’avaient jamais connu la stupeur des étranges mutations… d’ailleurs si ça devait être autrement comment auraient-elles réussi à abréger le conflit, les guerres, les diverses bagarres agitant leur sphère et surtout leur monde aussi éprouvant que stupéfiant ?
Et se dévouant aux travaux répétitifs malgré leur imagination à inventer des décors fantastiques et fantasmagoriques, des univers que seuls les dreadlocks de la Jamaïque pouvaient bonifier, elles avaient malgré tout gardé sous le coude des projets, des rêves où leurs mages planchaient pour elle sur un renouveau salutaire hantant leurs cavernes profondes, leurs rivières souterraines, toutes bouillonnant comme tous ces lacs enfouis…
