Poésie surréaliste NotesMat15

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Vénus de Laussel et rêveries sans fin

Lorsque les cieux s’assombrissaient et lorsqu’on s’approchait d’un peu plus près du dortoir des enfants doués de sens extrasensoriels, on avait la voix à ce moment-là qui chevrotait et on plongeait alors dans un rêve sans fin. 

Un épisode onirique qui débutait toujours par la douleur à mettre bas de cette Vénus de Laussel et l’on ne comprenait pas comment et d’où venait l’idée de son créateur de concevoir son désir de parcourir le globe et d’enfanter dans tous les pays de futurs forains. Et nous avions déjà les jetons quant à la confrontation avec ses rejetons, bien plus agressifs que des bergers allemands ou des rottweilers. Cependant ces molosses et les enfants de la Vénus de Laussel, quand ils aboyaient, se perdaient dans les champs de myosotis sans nous mordre et on se consolait comme on pouvait d’un Mystère avant d’être parachutés à nouveau dans le monde réel où l’on était galvanisé par la fin d’une guerre et le début de très longues vacances !