Poésie surréaliste NotesMat15

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La plus jolie fille de la ville

C’était la plus jolie fille de la ville. Cinquante pour cent de sang indien dans les veines de ce corps étonnant, vif et sauvage comme un serpent, avec des yeux assortis. Cass était une flamme mouvante, un elfe coincé dans une forme incapable de la retenir. Longs, noirs, soyeux, ses cheveux tournoyaient comme tournoyait son corps. Tantôt déprimée, tantôt en pleine forme, avec Cass c’était tout ou rien. On la disait cinglée. On : les moroses, les moroses qui ne comprendront jamais Cass. Pour les mecs, elle n’était qu’une machine baiseuse. Cinglée ou pas, ils s’en moquaient.

Leur leitmotiv existentiel pour la drague était de loin dépassé, leur façon d’aborder les femmes et leur scrupule étant définitivement et sans euphémisme complètement nuls…