Poésie surréaliste NotesMat15

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Le pendu cryogénisé

Pour faire choir des arbres faisandés, ces pendus qui étaient disséminés dans le parc aux couleurs chair, et qui avaient trouvé la plaisanterie vraiment pas drôle mais aussi pour mieux les racoler, on tentait, sur le dos de nos mygales géantes, de les décrocher.

L’un d’eux avait des lunettes cerclées d’or, de diamants et de rubis. Sa bouche dessinait un pli amer. Il avait réussi à nous faire passer des messages désinvoltes malgré son décès tragique et ce depuis le début de sa cavale… Depuis combien de temps la pleine lune, aussi énorme que Jupiter, éclairait-elle les affichettes sur les murs de ce parc des pendus où l’on voyait sa tronche de rat mort ?