Des manches de blouson trouées et des chemises noires repassées, mais aussi un gilet pourpre, et des cheveux courts plaqués contre son crâne et ainsi l’ouest et l’est exhalent une étrange odeur, chaude et humide, qui n’est pas sans évoquer un tas de feuilles mortes.
Puis la porte d’un club qui s’ouvre en grand pour laisser passer des créatures dociles et décérébrées ; leur temps libre étant de magouiller, plongées dans une quasi-obscurité, en volant leur propre mère et en arrachant bêtement les affichettes des Pixies et des Clash sur les murs du quatrième étage où depuis les fenêtres l’on peut voir des mercenaires errant dans la rue et ne croyant pas vraiment en Dieu, au destin, ni à tout le reste. Et de surcroît, ils tentent même d’avilir ce chow-chow que Lolita dans son appartement HLM fait tremper dans la baignoire avant de faire entrer un homme essoufflé, et de refermer aussitôt la porte car un univers de drogues larmoyantes, désopilantes, criantes ou même criardes l’attend juste au moment où il pensait se goberger un peu en écoutant sa voix. La voix de Lolita qui lui annonce que pour moins d’un penny elle peut aussi lui offrir un sobre sourire…
