Poésie surréaliste NotesMat15

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Deuil et enfantements !

J’instrumentalisais les braises pour qu’elles improvisent des raisonnements liés à la folie, on ne pouvait évoquer ce feu sans invoquer la toile la plus connue de Pierre Soulages : sa noirceur haletante, gloutonne, presque ébauchée et d’humeur coutumière, permettait de passer d’un monde à l’autre, d’un Cartoon clownesque à un dessin animé morbide. Et de soutenir certaines émotions pour qu’elles cylindrent l’intempérance de ces hommes ivres de Mongolie, mais aussi de renflouer d’insatiables givres qui tétaient le lait des grands yacks ; tout ça pour que des altitudes concupiscentes s’ennuagent.

J’instrumentalisais les couleurs de l’aube et du crépuscule pour que les yourtes crachent une fumée bien noire ; on ne pouvait évoquer ce tableau sans que l’éléphantesque fresque ne soit de la partie. Et sans que les tubes pour les pinceaux soient vidés de leur substance et de leur matière grise. Les ondoiements des guerriers de la route renaissaient alors de leur pâle enchantement ! Et le deuil nous enfantait toujours !