Poésie surréaliste NotesMat15

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L’émeute des forgerons

On construisait des barricades sur les ponts principaux avec un amas de poubelles, de planches et de poutres récupérés tandis que les lionnes à la crinière blanche paniquaient à l’idée que l’émeute s’étende, cependant les forgerons licencieux ne savaient pas encore qu’il y avait douze geishas les attendant à la maison.

Puis il y eut bien des soirs de cuite et comme ultime sépulcre, l’ennui qui nous annihilait, malgré tout nous allions connaître une trêve avant que nos paupières se lézardent.

Plus tard, on retrouvait les geishas, aussi légères que le liège, ne pesant pas plus lourd qu’un petit oiselet. Et on savait que les forgerons allaient devenir d’authentiques samouraïs ; cependant ce qu’ils ignoraient encore et ce qui était brumeux pour nous aussi, c’était que la lèpre dans leur cité allait décimer les derniers ménestrels contant leur exploit. Cependant ils avaient réussi à renverser le pouvoir en place…