Le juke-box passait de la musique que seuls des ichtyosaures pouvaient entendre et on lisait Martin du Gard nous informant qu’il n’y avait comme moyen de transport pour notre périple façon Ulysse que ces bestioles préhistoriques.
Mais pour vendre du rêve, alors que nous étions toujours au comptoir du bar, on avait encore beaucoup à faire ; en particulier enseigner le ju-jitsu à de jeunes impératrices et à de fougueuses papesses ou à leurs valets qui brossaient tranquillement les chevaux dans leur ranch. Puis, en sortant enfin dehors, ivres et ne comprenant la plupart des matrices de ce monde que partiellement, on cédait volontiers notre place dans les charrettes et les brouettes aux sorcières manifestant saoules en ces jours étranges de sabbat.
