Poésie surréaliste NotesMat15

• •

La fin et la faim

Des mous et des moûts incas que j’imagine comme des femmes, grandes, cambrées, pas du tout nues mais parées de telle sorte que leur poitrine, leur ventre, leur sexe, leur croupe fussent luxueusement perceptibles sous un voile mince et tendu, sans un pli, épousant à merveille l’opulence des formes.

Des cons et des cons qui se terrent dans leur tanière ; du thym et des teints qu’un tracé tout en ligne droite réhausse, permettant de singulariser les trois nuances de ces cieux liquoreux comme du sucre… une faim et la fin qui feignent de nouer des intrigues dans les bordels panaméens où l’on ne voit que la lumière abrégeant leurs douces vies !

Des seins et des saints que même les plus violentes bastons n’arrivent pas à réanimer, leur ombre s’arrêtant à l’endroit où les lasers fusionnent, et des mètres et des maîtres aux yeux phosphorescents et à la matière grise douteuse qui nous cannibalisent — ne pouvant malgré tout évanouir notre aura ou même la faire oublier du côté des bas-fonds —