Poésie surréaliste NotesMat15

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La longue marche impériale !

Les murmures de quelque chose ou de quelqu’un ou de quelques troupes se portant candidat pour le bûcher étaient entrecoupé par des milliers de mélodies, dont la transcription n’allait jamais achever l’itinéraire ! L’itinéraire ? Un plan assez gauche sur une planisphère, ou une pléiade de marches impériales jouant à colin-maillard.

Et la longue marche à l’ombre des pendus ne ressemblait qu’à quelque chose égrenant des épidémies, car tout avait commencé ainsi : choyant des arbres qui allaient germer comme le lierre envahissant tout, elle mettait, autant dans notre cœur que dans nos verres, une touche de plutonium, tandis que le soleil et son aura irisaient tout ce que la sœur Anne ne voyait rien venir… tout ce qui allait brûler aussi ; et ce feu, que je ne parvenais pas à décrire, avait fait frire consciencieusement tous ceux qui jasaient sur notre déroute. Il en était autant de leurs apprentissages : explorer tous nos rêves, qui, par malchance, débutaient par une vision fulgurante. La description de cette vision fiévreuse ? Pour la visualiser, on se retrouvait sous la lave ou dans un grand bazar, et les lions en marbre sous les couvents cogitaient pour nous afin que nos nymphettes limogent tout ce qui n’était qu’en plâtre !