Transie de pluie, ses cheveux noirs collés en queues de rat sur les pommettes, elle tentait d’allumer une cigarette, mais la mèche noyée de son zippo contrefait ne risquait pas de s’enflammer.
De douces mélodies nous accompagnaient tandis que l’on bossait sur un quelconque projet comme par exemple finir de mélanger la muscade, les jarrets d’un porc et des larves d’insectes ainsi que d’autres fantaisies semblables à l’éther dans la grande bassinoire où l’on avait aussi égorgé un rat ; et pendant ce temps elle comptabilisait les lettres de relance de nos fournisseurs, ce que je jugeais comme une pure perte de temps et que je ne manquais pas de lui dire lorsque le thé des lords était assez infusé…
