Poésie surréaliste NotesMat15

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Crépuscule et iguanodon

Un sévère et iconique iguanodon en guise d’emblème, un spectral et abyssal vide que les icebergs font clapoter en attendant d’autres possibilités… Ou une drogue comme l’opium pour déambuler parmi les videurs alors que tout est douleur ; même le macadam est douleur, sans compter la primitive réponse de l’univers, et tout au fond de l’eau qui croupit, se mêlent des corps enchevêtrés qui ne veulent rien savoir. Débarquant en pleine nuit, en une longue file d’attente qui grandit à vue d’œil.
Pour qu’elle casse enfin les lois de ces galaxies qui clignotent au loin, il faudrait (déjà) apprécier le silence, et pour qu’elle cicatrice les mains palmés des mutants qui la composent on devrait (aussi) exprimer un sentiment d’oppression, mais c’est chose faite étant donné qu’Ils ont préparé bien avant, en amont, de vagues Nuits de cristal… pour sévir et répandre comme un plat infect des odeurs de lycées de redressement ; car il n’y a que des durs parmi eux, que des cinglés montrant maintenant des signes de dangereux énervement. La venue du crépuscule risque d’être longue à attendre.