Poésie surréaliste NotesMat15

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Kill Bill et cybercriminalité

Sur le téléscripteur on matait des bastons dans cette petite église qu’un maitre du Kung Fu n’aurait pas fustigé, des massacres à la tronçonneuse ou au fusil à pompe où même aux sabres de samouraïs dont le synopsis ne pouvait que croître en folie meurtrière et en violence sanguinaire à en revendre des cadavres.

La mariée, qui avait ouvert subitement une fenêtre dans la chapelle, ne s’imaginait jamais voir des cyborgs assassins envahir le lieu avec leurs armes lourdes, perturbant ainsi le mariage modeste en préparation.

D’un diamètre d’environ trois kilomètres et d’une longueur de cent pieds le câble cryptait l’interprétation des données en donnant vie imprudemment à ses réflexions au serveur et aux ordinateurs dont le code défilant sur l’écran des ordinateurs signifiait à peu près ça : « Pourquoi, pourquoi était-elle sortie du monde réel pendant de longs intervalles, pourquoi l’avait-on envoyé dans le monde de ces pin-up rapidement créées par l’intelligence artificielle pornographique ? »

Elle s’était fait massacrer dans la paroisse avec sa petite bande d’amies et son futur époux, architecte du système et de tous les autres, jadis dans une autre vie virtuelle (systèmes informatiques ayant foiré mais qui furent remodelés pour que les générations futures ne rejettent pas l’implant) et pressentant qu’il avait eu un rôle important à jouer durant ses existences antérieures mais se souvenant de presque tout uniquement en dormant et ne se rappelant de pas grand-chose sur ses rêves satisfaisants lorsqu’ils s’évanouissaient à l’heure du réveil.

Les premiers et les plus vieux pionniers qui avaient mystérieusement fortifié leur cité à l’abri de ces mercenaires robotiques braillaient en voyant l’atroce spectacle devant leur poste de télévision parce qu’ils avaient, après une vision prémonitoire, prédit la libération par cette femme justicière de toute cette populace enfermée dans des gangues biocybernétiques.

En effet, Aliocha, succédant à l’ancien Élu, apparaissait comme la seule à mettre fin à cette prison mentale et factice qui gangrénait l’esprit de ceux ne voulant surtout pas être débranché. Ou du moins ne connaître qu’à moitié la pure vérité empruntant beaucoup aux cauchemars et aux psychoses à bien des égards.

Et comme elle avait survécu au carnage et avait une furieuse envie de se venger, elle avait fait sien cet adage « Au royaume des aveugles les borgnes sont rois » pendant son ermitage au monastère de Shaolin.

Les intellects d’une vaste capacité, qui se tamponnaient en ce moment même de l’incohérence des lignes de code, choisissaient toujours la pilule rouge de l’amphétamine plutôt que la pilule verte, ce garde-fou neutralisant, d’après le traître parmi eux, tout ce qui était absolument secondaire…

À moins que ce soit l’argumentaire de l’une de leur roublardise se couplant, à l’aide d’un processus par lequel un algorithme évalue et améliore ses performances, avec l’intervention d’un programmeur, répétant son exécution sur des jeux de données jusqu’à obtenir, de manière régulière, des résultats aussi oniriques que pertinents.