Poésie surréaliste NotesMat15

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Matrices et autres cyborgs

Première partie : Les légendes de ces sous-sols mystérieux où l’on apprendra qu’à l’aide d’une application d’un genre singulier les hackers réamorceraient ce soulèvement en annihilant tous les apprentissages automatiques de cette intelligence artificielle dont se targue la matrice ! Et trouvant une mine d’infos utiles pour livrer bataille dans cette guérilla aussi réelle que virtuelle…

« Tu prends la pilule bleue – l’histoire se termine, tu te réveilles dans ton lit et tu crois ce que tu veux. Tu prends la pilule rouge – tu restes au Pays des Merveilles et je te montre jusqu’où va le terrier du lapin. »

Je n’avais qu’un peu mal à la tête mais d’autres propriétés de cette drogue étaient sur la desserte ; les miroirs aussi reflétaient nos escarres purulentes et commençaient à ébaucher notre triomphale retour dans la matrice qu’on croyait jusqu’à présent inaccessible…

Tout était réel, ou du moins on croyait avoir loupé le moins possible ce qui nous faisait sentir vivant malgré la situation alarmante.
Le raffut des machines nous décervelait et nos caractéristiques improbables d’hominidés instiguaient toujours à leurs neurones artificiels un forcing dans leur base de données à cause de l’accumulation des informations, et surtout de leur haine pour le genre humain… Leurs caissons cryogéniques ne servaient au début qu’à nous maintenir dans un état latent et larvaire, et à produire des rêves sales lorsque la plus part d’entre nous dépendaient désespérément. Mais depuis peu, on observait notre régime capitaliste céder à la panique et au black-out, suite à des failles de sécurité dont nous étions à l’origine. Car si ça collait avec les versions précédentes des différentes matrices, les divers Élus n’étant pas à la hauteur, le monde des machines avait bien auparavant créé tout ce qu’on s’efforçait de démontrer comme étant faux aux gens, bien davantage plus proche des cadavres du crématorium. Et ne voulant surtout pas gamberger, ayant par-dessus tout peur de la panne totale et irrémissible !

Et pendant ce temps-là au milieu d’un pandémonium d’agents essuyant des revers sévères, l’Élue prenant chaque fois l’avantage sur toutes les kyrielles des répliques de Smith, on croyait enfin qu’on pouvait vaincre la tyrannie des machines avec cette étrange application dont tous les abonnés et tous les followers recensaient d’illustres techniques de combat. Mais aussi des cachettes introuvables, bien souvent des souterrains où l’on se soûlait sans se soucier de ces mercenaires nous traquant en vain ; et d’autres partages bigrement utiles et capables de renverser la tendance…