« Pourquoi, pourquoi était-elle sortie du monde réel pendant de longs intervalles, pourquoi l’avait-on envoyé dans le monde de ces pin-ups rapidement créées par l’intelligence artificielle pornographique ? »
Elle s’était fait massacrer dans la paroisse avec sa petite bande d’amies et son futur époux, architecte du système et de tous les autres, jadis dans une autre vie virtuelle (systèmes informatiques ayant foiré mais qui furent remodelés pour que les générations futures ne rejettent pas l’implant) et pressentant qu’il avait eu un rôle important à jouer durant ses existences antérieures mais se souvenant de presque tout uniquement en dormant et ne se rappelant de pas grand-chose sur ses rêves satisfaisants lorsqu’ils s’évanouissaient à l’heure du réveil.
Les premiers et les plus vieux pionniers qui avaient mystérieusement fortifié leur cité à l’abri de ces mercenaires robotiques braillaient en voyant l’atroce spectacle devant leur poste de télévision parce qu’ils avaient, après une vision prémonitoire, prédit la libération par cette femme justicière de toute cette populace enfermée dans des gangues biocybernétiques.
En effet, Aliocha, succédant à l’ancien Élu, apparaissait comme la seule à mettre fin à cette prison mentale et factice qui gangrénait l’esprit de ceux ne voulant surtout pas être débranché. Ou du moins ne connaître qu’à moitié la pure vérité empruntant beaucoup aux cauchemars et aux psychoses à bien des égards.
Et comme elle avait survécu et avait une furieuse envie de se venger, elle avait fait sien cet adage « Au royaume des aveugles les borgnes sont rois » pendant son ermitage au monastère de Shaolin…
