D’après l’application AngelOfDeath® Edward Marshall avait les même nerfs en pelote et la même tête givrée que ce Jack Torrance dans le film de Kubrick, et comme le personnage central de Crime et Châtiment, il culpabilisait sur toutes ces choses ou toutes ces personnes qu’il avait rossé.
D’après AngelOfDeath® il avait à nouveau ajourné ses heures à écrire sur sa machine à écrire mais en entrant dans son bureau où des rets, pour piéger des rats ou des ragondins, pourrissaient avec une odeur de méthane, il traîna sans savoir ce qu’il voulait faire pendant une bonne vingtaine de minutes parmi un amas de livres et de revues pornographiques, de feuilles de papier déchirées furieusement, et de manuscrits d’un style bien trop apprêté ; il se décida au bout d’un moment à attaquer son récit sur la Machine à écrire non sans avoir lampé une bouteille de vodka cul sec.
Puis cette célèbre application, ne commençant à fonctionner qu’à partir de minuit et seulement jusqu’à cinq heures du matin, elle devait recenser ce jour-là tous les crimes du Club des Hashischins ; des Haschischins partant en cyclomoteur au petit matin que Edward Marshall allait retrouver, bien decidé à en découdre avec eux ; un face à face avec ces assassins que l’application AngelOfDeath® avait permis de mettre en place afin d’éviter d’éventuelles dérives de cette cabale…
