Dans la grande marmite de rubis, les joyaux de la Papesse, et d’autres pierres précieuses ne ressemblant qu’à des gemmes datant d’une époque où les pharaons n’avaient aucune idée de ce qu’ils étaient en mesure de réaliser…
Dans les arrières-salles des bars clandestins, des alcools et des tiques qui nous permettent de jouir d’une liberté absolue.
Dans les déserts où les ermites s’exilent, des hyènes qui ricanent mais qui ont encore peur de la nuit, n’est-ce pas ce qu’on appelle l’ironie du sort ?
Et dans les rétines des voleurs est-ce qu’il y a aussi des panoramas méditerranéens comme pour ces matelots prenant leur départ au bout de cette jetée les rendant fou ?
Et dans une petite boite infiniment plus précieuse que les diamants d’une nuit de biture il y a de très longues allumettes afin de se passionner au pouvoir du feu sacré et sidéral… pour se passionner sur ses sortilèges aussi et partager sur des papyrus leurs genèses qui restent à parodier.
Dans les rades et dans les havres qui participent à la sérénité des sanctuaires, il y a aussi de belles nymphes qui se parfument toujours avant de partir en guerre.
À l’intérieur des terminaux qui servent à nous faire payer plus cher ce que les actrices ont déjà prédit, des jeux de hasard qui paupérisent les contrées des gens naïfs.
Et dans les tours d’ivoire où l’on s’en va patrouiller pour surveiller les positions ennemies, des aristocrates qui se pavanent en attendant que tout cette populace soit placée sur le même pied d’égalité : c’est à dire qu’elle soit jugée par son infériorité.
Et dans leurs salons enfumés, des pensées qui infectent leur éducation à la fois rigoureuse mais aussi néogothique, et dans leur esprit insatiable, des neurones qui ne peuvent séparer le bon grain de l’ivraie ; ainsi à l’intérieur de leur crâne, la plasticité cérébrale qui invente d’ingénieux stratagèmes pour semer tout ce que les satellites géolocalisent.
Puis dans leur cercueil, leur ingratitude qui ne meurt pas, elle, mais on peut quand même la remplacer par tout ce qui est désormais ingérable et par tout ce qui s’ingénie à embraser par une nuit d’émeutes les systèmes informatiques à déglinguer.
Enfin, dans une file d’attente bien trop longue pour se motiver à passer en priorité, des kilomètres de parchemins qui n’ont jamais changé le monde mais qui, par contre, ont enfanté des romans verbeux et ont participé au ralliement des Vénus de Laussel, des Fante, des visages de cire et des Iroquois ainsi que des Molochs et de tous les personnages de Science Fiction. Clôturant les débats d’outre-tombe et brûlant les premiers psaumes Rimbaldiens…
