Des furets et des phénomènes de foire !
Des ombres qui bougent et font des vagues sur le crépi jaune, lessivées par ces âmes qui errent à la recherche de tout ce qu’elles pourraient vampiriser.
J’évite de regarder en haut ces temps-ci, surtout quand l’incommunicable peste au sommet de ces sources abreuvant même la lumière de la lune. J’hésite à présent quand j’entends cette agitation photographiée par Play-Boy et causée par de belles garces littéralement sous le charme de ces animaux de foire. Et qui attendent les instructions de leur maître pour vivre au nord de Santa Barbara.
Et l’on attend des murs nous enfermant, comme arrêtés par l’angoisse qui pourrait enfanter, d’un milieu déjà bien hostile, d’autres traquenards, la seule chose pouvant nous apporter un peu de chaleur.
Entre les têtes géantes d’Olmèques dans les jardins de notre vénérée déesse de la destruction (Kali) les murs finissent par s’évaporer, et les excréments de toutes ces créatures créent en se transformant l’ouverture de la Porte des deux Mondes : dans un hangar sale avec des narcotrafiquants qui s’exfiltrent comme ces monstres baudelairiens, ou au fond d’un gouffre où nous découvrons une nouvelle zone de non-droit… Et qui incontestablement induit en erreur depuis que le legs du soleil de minuit nous cuivre la peau lors du crépuscule.
Il y a aussi de vieilles affiches de Blair Witch d’où l’on peut voir le khôl de l’une de ces actrices tâcher sa robe blanche et qui a maintenant la même couleur pistache qu’une galaxie perdue à l’extrémité sud-ouest du terrier d’un lapin exterminateur.
Pour la sécurité des lieux, les vieilles voitures cabossées, toujours bien observées par les gens de passage, ont été pulvérisés par une magie discrète !
Et des coupures de presse traînent au sol. Au recto comme au verso, elles montrent toutes des photographies d’un œil hébété regardant vaguement la sortie ou l’issue de secours de tous les crématoriums. Et qui sont d’ailleurs couplées avec des descriptions sur les effets hasardeux des poèmes de Francis Ponge, comme celui de la bougie ou même celui du cageot ou bien celui de la cigarette. Et qui ne peut s’éteindre sans verser sur ce mégot brûlant ce breuvage de l’Antiquité grecque censé dissiper les sentiments douloureux…
Malgré moi, j’ai aussi essayé de raconter avec un débit haché ce que les fumeries d’opium lèguent à celui ou à celle qui les pervertit. Et je me demande encore pourquoi cette personne en question veut passer et repartir incognito sans être accaparé par ce qu’il reste des survivants de cette drogue. Car étrangement nos créatures coincée dans les tuyauteries de notre salle de bain, ou dans leur matrice, annoncent pour cet espion une sainte chevauchée fantastique.
Mais déjà les remèdes sournois du mezcal effacent de notre psyché fiévreuse toutes nos velléités pour les maintenir enfermées… Et qui réclament notre aide pour les sortir de là…
Ne voulant plus être importuné par leurs cris, leurs hurlements s’amplifiant un peu plus chaque nuit, je me souviens qu’on s’était servi d’un marteau d’opale et qu’on l’avait soumis à l’ouvrage, non seulement pour déchausser la cloison de notre maison, mais aussi pour transformer les ruines en isoloirs ou les isoloirs en ruines.
Dès le début de la démolition, la nacre était rompue, et l’on pût remarquer que ces diablesses étaient entièrement nues et myopes. Et qu’elles allaitaient un organisme lymphatique, pressé au niveau de leur sein. Et ce dernier violaçait l’air en laissant échapper par ses tympans des fumerolles rouges et noires…
