Poésie surréaliste NotesMat15

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Assez de vacuité pour que les zombies deviennent de fantasmagoriques veilleurs de nuit !

Deux squelettiques zombies, réanimés tels des veilleurs spectraux, ont déjà fait blobloter au thermostat leurs huiles de CBD avant leur périple.
Une nuit glaciale s’abat sur la ville. Mais au crépuscule nous continuons de crapahuter au sommet d’un palais épiscopal, trempés jusqu’aux os, pour les voir arriver de loin…

C’est à dire lorsqu’ils traversent sous une pluie battante le Styx d’une Rive à une Autre. Et nous savons déjà, quand nous les rencontrerons, que toutes nos idées et pensées seront jugées comme une sensiblerie alarmante mais aussi comme un gage d’immortalité avant le Grand Chambardement. Révolution à faire pâlir les Sangs Bleus ; et toujours en haut du bâtiment pendant qu’ils progressent dans notre direction, nous avons sorti notre iPhone sophistiqué pour lancer une vidéo de ces morts-vivants et qui servira plus tard de bande annonce pour nos films en super-huit.
Une fois sur place, dans la vieille ville, le couple des zombies mettra un point d’honneur à ne jamais se laisser conditionner par les malandrins et les charlatans de la cité qui sont sur la desserte depuis leur arrivée sous l’arche de grès ocre de la Grande Porte…
Puis ils arrivèrent à l’entrée de nos sous-sols mystérieux, où l’on devait conjurer notre risée dans toute la contrée, et nous indiquèrent aussi qu’on allait bientôt notre force herculéenne si on continuait à passer notre temps à mater toutes ces vidéos insensées… Et qu’un auteur de bandes dessinées avec ses phylactères tentait de réordonner comme nos rangs imparfaits de soldats.

Et quand que les morts-vivants, en repartant, oubliaient, dans nos cachettes souterraines, leur talisman capable de les télétransporter où ils le souhaitaient, nous allumâmes un feu sacré avant le lever du soleil. Et avec nous, avant de se replier et dormir d’un sommeil léger, innocent, leurs naïades nous racontaient qu’elles se fanfreluchaient pour plaire à ces play-boys et ainsi les légendes de nos sous-sols mystérieux furent traduites en lapon et dessinées par une pléiade d’hackers.

Et tout ce qui amorcerait ou réamorcerait ce « jour fatal » ne pouvait jamais devenir réel et ne serait que des bagatelles de plus !

Mais notre grande risée, au moins, nous apprit que les commencements et les fins se succèdent toujours dans l’ordre.
Et lorsque les énigmes de notre lynchage, lorsque les mystères du tao aussi furent appréhendés en ouvrant le journal de Kurt Cobain, nous savions à ce moment précis que pendant des siècles sur cette planète de nouveaux événements continueraient à exister dans une autre dimension de l’espace…

Cependant, une nuit à traîner et à fouiner dans les poubelles d’une clinique de liposuccion, assez curieusement et par un hasard tout à fait étrange, on découvrit cette résine de cannabis qu’un veilleur de nuit avait oublié là non loin des déchets et des dépôts de graisse des clientes fortunées.
Elle nous révéla, lorsqu’on la fuma après l’avoir un peu broyée, les secrets brûlants de tous les scandales retentissants que le Tsar des zombies tentait de dissimuler… Tout comme notre révélation (et pour ne pas dire notre illumination) que les tagueurs s’opiniâtraient à raconter sur nos murs comme s’il s’agissait des peintures et des gravures dignes de Lascaux…