11.
On avait sous la main les Alpes, et en guise de cerveau des neurones artificiels.
On était toujours ivre et on pouvait se montrer lâche et froid quand nous rentrions au fond de ce sous-sol d’où même la lumière stellaire ne parvenait à percer, mais on avait quand même façonné des vallées, des crêtes, des ondulations, et des crevasses…
Et on avait soudé entre eux le Taurus et la Cordillère des Andes dans notre terrier entre minuit et une heure du matin ; c’était à présent l’unique chose qu’on arrivait à faire. Ainsi l’ignoble et sous-jacent œil droit et complètement blanc du cyclope pouvait mieux nous admirer et nous laisser cette impression quasi surréaliste de déjà-vu.
