Tout d’abord, dans le noir absolu, des bataillons entiers, morts à l’ère de l’hégire, progressaient d’un pas rigide et cadencé.
Dans notre havre, on avait du mal à comprendre comment ils avaient mélangé dans une marmaille accidentelle de pieds, de pénis, de nombrils, les poils des brosses qu’ils utilisaient pour enlever la morve des gnomes sur leurs bottes…
Et leurs interminables files qui martelaient le sol avaient été analysés par l’un de nos circuits électriques en manque de puissance. Et, tout à coup, plus rien.
Juste un fracas lointain et vaguement familier qui s’était figé pour enfanter dans notre crâne des cristaux verts, des chapitres entiers avec des paragraphes serrés et aussi rigoureux qu’un précis de médecine, ainsi que des idées de débandades incas remplaçant les ténèbres par une faible lumière…
