Les idées des révolutionnaires résistants s’étaient progressivement évanouies ; et pour parler franco la piste qu’ils avaient rejoint avant d’entrebâiller la porte du Magic Bus, ils la jaugeaient d’un mauvais œil, boitillant dans les ordures et les gravats…
Ils fuyaient la société de consommation, étaient tous vierges, hommes et femmes confondus et les non-dits de cette secte en instance de polluer l’équilibre fragile de leur motivation du début.
Quand, enfin, ils parvinrent péniblement à une intersection, l’un d’eux ne fut pas surpris de voir la lueur à quelques pâtés de maison. Il fit un pas dans cette direction, s’attendant à la voir disparaître. Mais cette fois-ci, elle ne disparut pas. Elle semblait les attendre. En s’approchant des murs de ces ruines, ils virent un veilleur de nuit débraillé et crasseux, décharné, larmoyant, un peu ratatiné, au mieux semi-tumescent, vêtu seulement d’une vieille chemise sale et de chaussettes trouées au talon.
La révolution pouvait commencer. Les révoltes logiques avaient enfin trouvé leur place. Et l’amour restait encore à réinventer, cet amour qui subjuguait les quintessences de ce dérèglement rimbaldien de tous leurs sens…
