Avant de partir en guerre, notre plasticité cérébrale, qui inventait d’ingénieux stratagèmes pour semer puis abandonner tout ce que leurs satellites géolocalisaient, affinait aussi les idées des veilleurs de nuit certes un peu ratatinés !
Et elle semblait les attendre, ces fins de siècles où les extraterrestres tentaient de se rapprocher de notre bonne vieille planète… Et sur tous les murs en ruines, il y avait les réclames d’un vin de vigueur embrasant et attisant nos nuits d’émeutes… et les systèmes informatiques qui restaient à déglinguer avant de les voir partir en fumée.
Enfin, dans une file d’attente bien trop longue pour se motiver à passer en priorité, nous avions déjà banni de nos bibliothèques virtuelles ces kilomètres de parchemins qui ne pourraient jamais changer le monde mais qui, par contre, allaient enfanter des romans verbeux et participer au ralliement des Vénus de Laussel, des Fante, des visages de cire et des Iroquois ainsi que des Molochs et de toutes les hyènes de ces étranges personnages…
