Je me perdais dans les nuages. L’uranium allait tomber en pluie ce soir-là.
Je me souviens, dans ce rêve, que les troubadours et les théoriciens du complot étaient tous nus… Et avaient cette fâcheuse tendance de s’acharner, sur un ring de catch ; c’était l’hiver et je me souviens que le seul survivant de ce combat s’était agenouillé dans la neige après avoir dépouillé de leur bustier, et de leur string en cuir festonné de serpentins les courtisanes s’étant mêlées à la bagarre.
Des guérilleros anti-consuméristes se dépêchèrent alors de passer leur chemin. Mais en continuant mon périple onirique, je me doutais que leur quête du van de Supertramp le Vagabond était vouée à l’échec. Cependant ils voulaient à tout prix revenir vers le centre du ring car ils savaient qu’en se démenant et en inventant des sortilèges, en traçant des pentacles là où le pugilat avait eu lieu, ils allaient faire disparaître mon rêve. Car le jour qui tombait, ou le mauvais temps qui empirait, allait faire naître la fin de cette rêverie et me réveiller dans un monde propice à la méditation et à la détente du corps et de l’esprit !
