Poésie surréaliste NotesMat15

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Pour surfer sur les vagues une nuit de pleine lune

Dans la grande marmite, les rubis et d’autres joyaux de la Papesse, mais également les pierres précieuses qu’une impératrice sur le déclin avait abandonné et qu’un travail grossier d’orfèvre avait littéralement bousillé.
Dans les gares napoléoniennes, des clandestins, des effluves d’alcools et des tiques qui nous permettent de jouir de tout ce qui est en mesure de se réaliser… Dans les arrières-salles des bars, tels des veilleurs spectraux, il nous faudrait discerner le vrai du faux et boire dans un calice ce qu’Ils ont déjà fait blobloter au thermostat ainsi que leurs huiles de CBD.
Dans les rues où l’on peine à se frayer un chemin, il y a aussi des choses qu’on n’avait pas l’habitude d’observer auparavant mais qui nous rappellent des souvenirs comme la fois où le vortex d’une nuit glaciale qui s’était abattue sur la ville, nous avait aspiré.
Au sommet des montagnes, des kilomètres à crapahuter comme s’il s’agissait du dôme d’un palais épiscopal, alors que nous sommes trempés jusqu’aux os, mais au moins on peut les voir arriver de loin les envahisseurs tant redoutés…

Sur les crêtes himalayennes, on pourrait aussi dénoncer l’Obscurantisme pesant et asphyxiant, mais sans jamais parvenir à trouver la clef de leur énigme qui s’épaissit autant que d’autres mystères, comme la fois où nous avons découvert, sur un simple appareil à faire défiler l’anecdotique, les mots de passe des esprits entrant ainsi avec nous en communication et traversant le Styx d’une Rive à une Autre…
Enfin pour parfaire notre odyssée, nous sommes un peu obligés de nous arrêter, uniquement pour contempler et méditer, là où les ermites s’exilent, là où les hyènes ricanent…. Et pour ne plus avoir peur de la mort, surfer sur les vagues une nuit de pleine lune afin de connaître enfin ce que l’on appelle une illumination ; ainsi nous serons en mesure de révéler les secrets de ces mondes qui restent bien malgré nous opiniâtrement clos !