Quand le mildiou viendra, Allison, pour cette nouvelle année 2026, a prédit une invasion de mygales dans la capitale des Gaules et cet événement naitra avant même qu’on soit débriefé, notamment sur ce qui continue de raviver les nuits froides baignant dans le formol ou dans un liquide amniotique.
Au printemps, Allison a prédit le naufrage d’un pétrolier sur les plages normandes et qui réfute tout aménagement sur des quais imaginaires ; le naturalisme miteux des écologistes lui murmure que ce moment unique ne peut être induit que par des sortilèges implacables.
À la fin de l’hiver, comme un millénaire de représailles qui gangrène les cimes radieuses, elle nous dit que la découverte d’une nouvelle nébuleuse, entièrement enfantée par la survivance du mythe des Bottes de sept lieues, n’aura rien à envier de la magnificence d’autres voies lactées plus proches de nous.
En été, dans la vase encombrée de plasma et de murènes, Allison aura une vision irrévocable d’une mousson, à faire ployer les tyrans des pays concernés et qui se noient dans un océan rimbaldien à chaque fois que la drogue du crocodile ravive dans leurs yeux lascifs des envies de porcins maussades et ce terrible désir de mettre fin à la survivance mythologique de nos moratoires.
Enfin, en automne, afin que la compassion pour le mongolisme puisse de nouveau se développer, Allison visualise l’arrivée de dictateurs fraîchement en place. Pourtant, cette fois-ci, en s’ingéniant à faire suivre comme des moutons leur électorat qui ont cette haine irraisonnée de déloger tous les squatteurs, de réformer des trucs que même les tableaux d’Edvard Munch ne semblent pas prendre la mesure de la mouise qu’ils pourraient générer…
