Les ombres sur le papier peint et sur les différents tableaux bougeaient seulement pour nous faciliter la tâche, nous donnant un indice quant à ces sorcières qui nous avaient déjà molesté lors d’une vie antérieure…
Une époque d’autrefois, encore trop vague pour être simplement évocatrice. Elle n’en justifiait pas moins l’usage de l’alcool à gogo pour comprendre ce qui s’était passé là-bas : lorsqu’on escaladait ces très hauts remblais, prémices d’une immense plage à venir, et qui se trouvaient juste en dessous de la terrasse du Parc des Pendus !
Et en étant installés aux premières loges, nous participions ainsi à tout ce qui doit partir pour ne plus jamais revenir, à tout ce qui se monnaye mais sans payer le prix fort. À tout ce qui paupérise aussi les manants patrouillant la nuit pour éviter que les effets des sortilèges de leurs messes noires quadruplent dans nos veines comme un poison aussi sensuel que sournois…
