Sur les sommets enneigés, on avait jeté les dés à la table des rois et les clefs de ces âmes errantes, tantôt attentives à théâtraliser notre sanctuaire, d’autres fois à juste trouver un abri pour nous, on les détenait, fiévreusement décidé à rabougrir l’ironie du sort.
Un refuge où de vieux ermites arrivaient à convaincre leurs esclaves de rétablir l’ordre parmi un milieu hostile. Un milieu hostile, pourtant sans traquenards, où il restera toujours des reliques du passé ; seulement si on les découvrait par hasard on savait qu’il n’existerait plus de nouvelles idées, plus de chiens dormant dehors, mais aussi elle aurait disparue notre peur de faire comme tout le monde, déjà que dormir ça ressemblait à tout ce les gens font, sans savoir d’où viennent leur rêve…
Mais heureusement on ne dormait pas beaucoup depuis longtemps déjà, c’est à dire depuis qu’on avait inventé une nouvelle drogue qui avait remplacé l’ancienne et que les autres nous enviaient pour connaître comme nous la jouvence éternelle.
