Poésie surréaliste NotesMat15

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Des émeutes le jour de l’an

Au commencement, dans l’escalier qui menait au hall central de l’hôtel, pour accéder à la plus grande des sagesses, on regardait par la petite lucarne les bagnoles garées plus bas qu’on allait incendier.
Et on vit un flash aveuglant provenir d’un fourgon gris métallisé, mais déjà on était en train d’embarquer, pour les foires, ce qu’on avait volé aux antiquaires, notamment des postes de radio provenant de voitures assez anciennes. On portait l’affreux costume gris anthracite et les chaussures en cuir noir que Marina nous avait fait acheter.
Il y avait aussi ces émeutiers refusant d’abdiquer, la moitié de la ville étant peuplée par des « politiciens » je crois.
Au commencement enfin, les appartements qui se trouvaient au quatorzième étage des tours HLM, s’effondrèrent, entraînant dans leur chute un viaduc ferré ; et les menottes au poignet, on descendait l’avenue qui devait être aussi dynamitée et ce qu’il restait des survivants, cherchait dans le noir leurs comprimés pour se rendormir, des détonations et des coups de feu explosant encore autour de nous comme des bouchons de champagne !