Il y avait des ondes électriques se muant en éclairs vengeurs, des nébuleuses accablées par la fatigue, la faim ou la soif…
Il y avait également, baignant dans un liquide amniotique, des gens bruyants, et l’un d’eux avait un rire idiot, je montais alors le volume de mes écouteurs. Avant de ranger les copies que je corrigeais, j’époussetais les mygales traînant sur mon manteau et arrivai enfin dans la capitale des Gaules.
Et quand je découvris que nous descendions à la même gare, je me retrouvai coincé parmi des squatteurs qui étaient dans le premier wagon du train. Sur ma droite, deux rangées devant elle, un élève de mon lycée attendait ses camarades qui le rejoindraient au prochain arrêt – ils étaient sous les effets de la drogue du crocodile, ce qui ravivait dans leurs yeux lascifs des envies de porcins maussades et ce terrible désir de mettre fin à tout ce qui allait réformer de nouveaux diktats que même les tableaux d’Edvard Munch ne semblaient pas prendre la mesure de la mouise qu’ils pourraient générer…
