Sur le même siège que la veille, lorsque nous nous étions ignorés le reste du trajet, nous fixions les rails qui nous montraient des kyrielles de routes accidentées…
Et ce fut là, en wagon, que tout ce qui paraissait dingue se produisit, dans cette semi-obscurité qui était à peine voilée par les loupiotes du train tamisant d’étranges cheminées. Et sur lesquelles on avait placé des bibelots dont la fragilité restait déconcertante, tandis que les rails zigzaguaient. Des zigzags qui, à première vue, ne me permettaient pas de me retourner pour la voir ; alors le plafond avec ses lustres napoléoniens pouvait bien se mettre à disparaître dans une brume bleuâtre, je n’avais que faire de ma bonne étoile me protégeant et de ce voyage qui m’aidait à conserver malgré tout le souvenir des abîmes que l’on traversait à une vitesse de plus en plus rapide !
