Après les deux premières scènes du wagon, la complexité de notre relation amoureuse était telle qu’il paraissait imprudent de jeter tout de suite un diagnostic. Pour l’instant et comme seule préoccupation, je devais rejoindre ma vieille clio rongée par la rouille et l’humidité.
Sans trop prêter d’attention, j’avais l’impression malgré tout que ma tête était ankylosée et me faisait mal. Sur mes chaussures noires, la lumière des réverbères s’avachissait prudemment.
Et dans cette semi-obscurité, je pouvais discerner tout ce qui était purement numérique tel la géolocalisation de mon iPhone, ou la sphère stellaire d’IBM, tout en mêlant, dans mon crâne de grès noir, les désirs un brin fougueux d’un couple de quarantenaire s’étant installé à côté de moi dans la bagnole…
