En face de moi, côté gauche, deux rangées plus loin, un jeune rasta, presque entièrement déshabillé, seulement couvert de guirlandes de Noël qui clignotent encore, et en regardant par la fenêtre, un drôle de spectacle, nimbé d’un éclat jaune vif brillant du néon de la salle de bain d’où je perçois une odeur de Fréon.
Et penchée sur son lavabo, la voisine, ses seins gras pendant légèrement, sèche ses cuisses molles d’une serviette rose délavée.
Encore maintenant, je ne sais toujours pas ce qui m’a dégouté : si c’était la vision de tout ce monde qui, un peu plus loin, baissait leurs chapeaux hauts-de-forme, ou bien encore celle d’un groupe de Grunge, des adolescents boueux qui auraient payé cher pour me voir pendu…
Un spectacle risible pour leur nouvel an bien trop alcoolisé !
