Pour que le délire psychosomatique de David Lynch puisse continuer en dehors de ses films comme Rabbits, les plumes les plus intrépides imaginent, avec une langueur semblable aux rêvasseries les plus accidentelles, ce que je deviendrais si l’architecte des visions les plus blasphématoires me donnait son pouvoir…
Et pour que des gouffres euclidiens soient enfantés par le songe de l’Elephant Man, il nous faudrait créer cette rêverie sans fin ni commencement et qui incendie les huttes des derniers survivants. L’humanité s’étant délitée sans que nos visions de médiums surnaturels ne révèlent leur cachette où des couronnes de diamants sont entassées.
Mais l’on peut malgré tout distinguer les contours monstrueux des gardiens ayant déposé un préavis de grève bien avant que le trésor soit dilapidé.
Enfin, pour nous sauver de leurs miséricordieux châtiments, nous savons que leur songerie ne dure qu’une seconde ou à peine deux minutes, et ainsi les peuples de l’antiquité perdue seront délivrés bien que l’indifférence éternelle des Grands Anciens nous précipitera plus tard à l’intérieur d’un cauchemar, lui-aussi infini…
