Poésie surréaliste NotesMat15

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Horizon de cendres et faux-semblants

Du haut des cimes radieuses, mais aussi proche de ce sanctuaire clôturé que notre troupe de mercenaires, nous observons un horizon de cendres, et depuis, j’ai tout oublié, jusqu’à mon nom.
L’air nocturne fiche ses aiguilles sous notre peau et dans ce temple où des bêtes bêlantes et gémissantes souffrent de l’enfer du froid et de la faim, je gratte les murs jusqu’à avoir les doigts en sang.
Noyé dans le souvenir des cieux absents, je trace aussi des constellations imaginaires au sol, car ici dans ce trou où le rêve s’éteint, où on ne vit qu’à peine, je sais que tous ces gens peu drôles ne les remarqueront pas. Ainsi que tout ce qui se révèle par des faux-semblants auxquels la vie nous confronte…