Poésie surréaliste NotesMat15

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Romans et ménageries préhistoriques

Ne fixant que des vertiges par son coté fantasque, ses romans parlaient d’un monde qui n’existe pas, peuplé de créatures inconnues. Je n’ai jamais compris ses accès d’imagination, ni le fait que c’est ce qui le rendait heureux de vivre. Il faisait de la politique aussi, du moins c’est comme ça qu’il le percevait. 

Et dans l’un de ses bouquins, les petits souverains, perdus au sein d’un néant crépusculaire, se pavanaient et célébraient la vie de bohème de leurs monstres étant leurs sous-fifres mais sans que ces incubes ne se tuent à la tâche, ces démons boulottant uniquement pendant leur incubation artificielle. Mais il était vrai parfois lors des grandes décrues qu’ils se nourrissaient de sulfates, comptant sur les monarques pour procéder quotidiennement au retournement de leurs œufs.

Et il était assez rare que leurs ennemis exproprient leur couvaison, ou alors seulement pendant de longues guerres dont les armes venaient étrangement d’un magasin de farces et attrapes, et pour les âmes tombant au combat, on les dissuadait de détacher l’épais amas de filins d’acier crépitant qui attachaient les troupes débandées de ces quelconques animaux préhistoriques