Poésie surréaliste NotesMat15

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La mort noire

De l’eau noire qui serpente paresseusement entre les pavés disjoints, comme le sang d’une ville qui s’éteint.
La mort noire qui s’est répandue comme une traînée de poudre entre les murs de notre bonne vieille ville, et celle-ci s’est rapidement vidée de ses âmes. Ceux qui ont pu fuir ont emmené avec eux les germes de l’infection.
Puis dans mon misérable caveau infesté de rats, des descendants de sorcières qui, plus tard, effrayeront les foules par leurs sortilèges primitifs et je m’en réjouis.