Elles en décrivaient, pour ces noces d’orfèvres, dans les encyclopédies aux illustrations grouillantes de gnomes, ces croyances en l’imagination toute puissante, des arrières-pensées qui corrigeaient, à mesure que le lecteur avançait en tournant leurs pages, la froide féminité du maître des passerelles planqué dans un silo de stockage !
Une féminité adolescente qui accueillait toutes ses définitions (le maître des passerelles héritant d’une garde-robe tissée dans les champs d’iris) et une imagination débordante qui vivait avec économie pour plus tard, on ne sait jamais, chevaucher le dragon dans ce fief paumé du maître des passerelles ; et ainsi, de près comme de loin, à la vitesse de quatre vingt dix nœuds, les hélices des hélicoptères se transformeraient en moulins à paroles…
Et, dans le gros bouillon des lagunes vénitiennes, elles allaient en vaporiser, sous les flottaisons de tous ces vautours, des émeutes démoniaques, ces encyclopédies enfin publiées pour semer la discorde parmi les défunts zonards ; une discorde qui langoureusement, avait attrapé le virus musical de cet étrange piano que Angela, sans l’air de feindre, jouait… Et ainsi l’absinthe se mettait à couler avec une touche d’exotisme que Lucky Pierre, silencieusement, décrivait entre les lignes pressantes de ces encyclopédies découpées au ciseau, en livrant bataille pour repousser les angoisses de la page blanche.
