Des atouts de longue haleine, comme ces arrières-goûts de paiement cash, de fermentations dans les crânes, comme cette épine douloureuse enlevée du doigt de pied. Ou de la monnaie verte et verdoyante pour des jours de paies qui font onduler les statistiques les plus élevées de la bourse américaine et se couvrir de pagnes les femmes avec leur nudité dolente…
Prenant place dans les contreforts sibériens, un vendredi 13, les cracks de la Bourse américaine n’ont aucun remord et parcourant les âges pour rejoindre les formes les plus élémentaires de la vie ils évoluent dans un plasma où flotte une dernière représentation cosmique de leur conscience : un éther infiniment sombre peuplé d’étoiles microscopiques. Et de cette pénombre qui se délite, et de leur être qui se retranche dans les cales de l’armée des ombres asiatiques, ils se doivent de nouer leur esprit vilipendé sur une branche d’un arbre qui périodiquement respire, avec une volonté surhumaine d’annihilation sans fin.
Leur conscience du monde sensible se laisse sereinement glisser vers le néant. Ils se laissent aller à la bienheureuse sensation d’apaisement et de liberté qui, de loin, mériterait bien de se faire rosser, quand leurs spéculations, superposées pour imiter le vacarme du cosmos, n’engendrent que ce lent effondrement de la dictature…
