L’au-delà du Chat Noir
« Mon amour est-il dans son quartier de lune ?
Mon amour veut-il faire un tour dans l’au-delà ?
Mon amour a-t-il mis ses habits de fête ?
Mon amour veut-il faire un tour dans l’au-delà ? »
Murat.
À la SNCF, on appelait communément ces malchanceux des « poissards » ou des « chats noirs. » J’avais fait le job, j’étais moi aussi devenu un chat noir, j’avais sauté sur les rails, pourtant j’avais toujours conscience…. de la noirceur de Thompson se cachant parmi les peintres à la Rembrandt et tout le reste : des sept vies qu’on accordait exclusivement au chat noir, et quand je rentrais chez moi, la noirceur de Thompson s’immisçait entre les ruines de mon Église, écrasée jusqu’à Saint-Denis, jusqu’à Saint-Cloud.
Il y avait aussi des lois gravitationnelles uniques, des niveaux sous alcool en tunnel où le plexus était toute chose, toute chose dépareillée, comme à chaque passage de trains où je me disais qu’à chaque fois j’allais prendre à droite, j’allais décrocher la lune des consciences huppées ; et parmi ces prestidigitateurs convaincus, il y avait la petite chose qui allait murmurer à Lui, Satan. Et même leurs offrandes à leurs dieux tombés en désuétude et qui ne se prenaient pas pour de la merde, n’allaient pas racheter leurs péchés, ces gens se vouant au culte secret du démon ; de véritables directions Vendeix, elle m’indiquait la chatte noire, Stacy alors que je n’étais pas là pour faire un tour dans l’au-delà mais pour remuer un peu ces fantômes de Chats Noirs par un fulgurant reportage gonzo.
