Poésie surréaliste NotesMat15

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La Loi du Nord 

D’abord, il y avait cette Belgébeuse que La Loi du Nord avait découvert dans toute sa féminité. Et comme cette étoile en virée pour du tapage nocturne et bien urbain, ses fervents partisans, ayant inventé lors d’une rêverie inaccessible cette Loi du Nord, étaient tous fugitifs ; fugitif comme ce blizzard qu’on traversait pour échapper à l’asile et qu’on rêvait secrètement de rosser à mort…
Autrefois, nous avions un style de vie qu’on pourrait juger d’embourgeoisé mais ce n’était plus qu’un vague souvenir. Un souvenir dansant quand on fermait nos paupières couvertes de givre, pour penser aux si belles, si moches choses.
Autrefois aussi, elles donnaient, nos fenêtres, sur une place où les passants s’émerveillaient de la splendeur de nos maisons cossues, ou sur le toit du monde, ou bien encore sur une nouvelle ville sainte, je ne me souviens plus très bien. Et quand on tirait les rideaux, nos miroirs s’embuaient d’un halo de mystères, qu’on ne trouve que dans les réclames vantant les mirages de cette Loi du Nord !