« Prototype personnel de Dieu, mutant à l’énergie dense jamais conçu pour la production en série. Il était le dernier d’une espèce : trop bizarre pour vivre mais trop rare pour mourir. »
Cet étrange dessin sur la tombe de Lovecraft en avait fait tourner bien des têtes lorsque jadis le règne des cités cyclopéennes s’était étendu à l’infini jusqu’à se liquéfier. Jusqu’à donner naissance à quelque chose d’horriblement lointain, des univers incompatibles avec notre monde, où la folle cacophonie des Esprits s’était transformée en immensité gélatineuse, en vision infernale.
Cependant, ce qui était écrit dans ce carnet ayant appartenu à Lovecraft, pouvait tout aussi bien mettre fin à la démence furieuse qu’il avait engendré… à force de monstruosité sans nom, comme ces monolithes titanesques où l’on exhibait fièrement ces crânes de grès noir, à force de sensations chaotiques et d’intérêt fébrile pour d’autres horreurs latentes, cette fièvre mystérieuse qui s’en nourrissait pouvait tout aussi bien s’évanouir ; ainsi j’avais prédis que l’arrivée de ces trains de marchandises transportant des kyrielles de vagabonds serait à l’origine d’un nouveau commencement : la genèse d’une histoire polarisée autour des lumières blanches et crépusculaires des étoiles polaires !
