Poésie surréaliste NotesMat15

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Les crânes de grès noirs

Comme ces œufs qui ont donné naissance aux cycles des lunes providentielles, comme ces carnets de moleskine commentant la célèbre faille de sécurité alternative, et comme tout ce qui commence, cette nuit des veillées d’armes d’avant-garde avait un peu exagéré sur ces légendes truquées ; et comme toutes les autres légendes, comme toutes les pages permettant de comprendre les alambics alchimiques, les univers parallèles nazaréen s’évanouissaient, malgré nos efforts pour les ramener à la vie…

Depuis, les murs, ainsi que le chagrin de la Joconde et les vestiges des mondes antiques, pliant les uns après les autres, se foutaient littéralement de notre gueule ! Ça avait le don de nous mettre en rogne pour l’occasion. Cependant, au chaud parmi nos méandres cérébraux, une oasienne et fameuse idée de renouveau nous agitait tous…

Cette idée qui n’était qu’un simple raccourci pour retrouver le royaume des rêves où une décapotable verte, garée sur Franklin Street, nous attendait et allait nous emmener là où le vent violent charriait des tonnes de poussière, là où les poupées russes se frayaient un chemin parmi les ruines parisiennes. Et, dans les décombres accumulés depuis des siècles, on s’était rabiboché avec ces courtisanes, pour des aventures sans lendemains… mais aussi pour des rêveries qui mourraient d’envie d’amplifier les mécanismes perturbateurs de nos cerveaux ne tenant plus en place dans nos crânes de grès noirs !